Nos projets de conservation

Qu’est-ce que nerprun?

Le nerprun est un arbuste exotique envahissant au Québec, importé d’Europe à la fin du 19e siècle pour ses usages médicinaux et ornementaux. Bien qu’attrayant (fruits bleu foncé et feuillage vert jusqu’à tard en saison) il ne pousse pas naturellement ici.

Sans prédateurs pour freiner sa propagation en Amérique du Nord, il remplace les espèces indigènes et menace la biodiversité. Ses graines, dispersées par les oiseaux après consommation des fruits, favorisent son expansion rapide dans nos milieux naturels.

Nerprun bourdaine

Nerprun Cathartique

Pourquoi arracher le nerprun?

Le nerprun menace les écosystèmes en remplaçant les espèces indigènes. Très résilient, il s’adapte à presque tous les milieux (soleil, ombre, sols secs ou humides) et pousse rapidement, pouvant atteindre 2 à 3 mètres, parfois plus. Ses feuilles apparaissent tôt et tombent tard, ce qui lui permet de capter davantage de lumière et d’ombrager les autres plantes. Il peut aussi libérer des substances dans le sol qui nuisent à ses concurrents. Il se propage par ses racines et par ses nombreux fruits (jusqu’à 1 800 par été). Dispersées par les oiseaux, ses graines peuvent survivre jusqu’à 10 ans dans le sol, ce qui accélère son envahissement.

Et si on intervenait pas?

Sans intervention, le nerprun entraîne une forte perte de biodiversité et affaiblit les services rendus par les milieux naturels. Plus il progresse, moins les écosystèmes se régénèrent et abritent d’espèces. Son impact est tel qu’il représente un enjeu pour les milieux protégés à l’échelle nationale.

En remplaçant les plantes indigènes, il appauvrit les forêts et prive de nombreux insectes et animaux de leur nourriture. Peu d’espèces peuvent consommer ses fruits, qui rendent la plupart des animaux malades.

Comment CANOPÉE intervient?

Le nerprun ne peut pas être éradiqué, seulement contrôlé. Les efforts se concentrent donc sur les milieux naturels les plus précieux. Un inventaire floristique permet d’identifier les colonies, d’évaluer leur densité et de repérer les plants isolés afin de limiter leur expansion. Les jeunes plants sont arrachés à la main ou à l’aide d’outils spécialisés. Les plus gros sont coupés, puis traités avec un herbicide biologique appliqué sur les souches fraîchement coupées pour empêcher la formation de rejets. Les branches portant des fruits et les racines sont retirées du site pour éviter toute propagation.

Une fois le nerprun contrôlé, des espèces indigènes adaptées au milieu sont replantées afin de restaurer l’écosystème. Les nouveaux arbres sont protégés et suivis pendant plusieurs années pour assurer leur croissance et la régénération du boisé.

Ce que vous pouvez faire

Ne jamais planter de nerprun dans votre cour, y compris les variétés dites « sécuritaires » vendues en pépinière.

Arracher les nerpruns qui poussent dans vos haies et vos plates-bandes.

Remplacer les nerpruns dans votre cour par des arbustes à fruits du Québec appréciés des oiseaux (ex. : sureaux, amélanchiers, viornes, physocarpes).

Collaborer aux projets de contrôle des espèces envahissantes avec des organismes de conservation.